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  • Photo du rédacteurKevin Bonneville

Ma Sit-Com en 4 saisons




Qu’est-ce qu’une Sitcom?


 Selon Wikipédia : Une sitcom ou une comédie de situation est une série télévisée à dominante humoristique, caractérisée par une unité de lieu (décor récurrent) permettant des moyens de tournage simplifiés et des coûts de production réduits (nombre très restreint de décors, peu ou pas d’extérieurs), dont les épisodes durent généralement approximativement 22 minutes. Le mot est une contraction de l’anglais « situation comedy » (« comédie de situation »).

 

En quoi quatre années de ma vie ont été une Sitcom? Prenez n’importe laquelle que vous connaissez. « Friends », « How I Met Your Mother », « Big Bang Theory », pour ne nommer que les plus populaires. Chacune de ses séries possède un décor principal et les mêmes décors récurrents. À propos des personnages, tout comme pour les acteurs, il y a les principaux qui sont là à chaque épisode (avec quelques rares absences justifiées), il y a des personnages récurrents et quelques invités spéciaux (Special Guest).




 

La petite bande dans laquelle je faisais partit, était composée de personnages typiques. Un mésadapté pensant en savoir plus que tout le monde, un tendre au grand cœur et le comique de service qui sert aussi de romantique un peu désespéré. Nous avions aussi le droit à une amie nous rendant souvent visite et toujours impliquée dans nos niaiseries puisqu’elle faisait partie de l’équipe animant une émission de radio; un autre décor principal. Le statut de personnage de cette dernière se trouvait entre récurrent et principal. N’y voyez rien de sexiste là-dedans, elle possédait son propre appartement et ses propres amis qu’on ne voyait jamais. Bref, le décor principal, qui comme les sitcoms citées plus haut, se trouvait dans un appartement.


Vous voyez le topo ? Laissez-moi vous raconter ces années tel un producteur télé vous décrivant sa série télé.





Durant la première année, ou la première saison, l’action principale se passait dans l’appartement que je partageais avec le comique de service. Le mésadapté venait faire son tour très souvent quitte à dormir sur le sofa un week-end sur deux. Ma copine et celle de mon colocataire faisaient office de personnages féminins récurrents. Même qu’une certaine rivalité était présente pour y ajouter une intrigue plus dramatique. Mon petit frère, tantôt un personnage comique, tantôt un personnage dramatique, incarnait le rôle masculin récurrent qui sera présent tout au long de la durée de la série.

 

Les épisodes les plus marquants furent celui où mon coloc m’apprit à cuisiner et la première visite de mon petit frère qui prit mon coloc (le comic relief) pour un humoriste à la demande. Le malaise provoqué par les incessantes demandes de blagues improvisées est toujours un élément gagnant pour une sitcom. Un autre épisode marquant fut la mise au point entre mon coloc et moi sur le nombre de visites que nous gardions à coucher. Le mésadapté, déjà un personnage principal, justifiait son statut en dormant souvent à l’appartement. Le personnage féminin principal, mentionnée plus haut, n’étant pas encore présente, il y avait un autre perso masculin servant de balance entre l’absurde et le sérieux de notre groupe. Celui-ci dormait souvent, comme l’autre, sur notre sofa. Un épisode autant drôle que sérieux, avec la ligne la plus mémorable de la saison, dite par mon coloc, sur le jugement des guest star sur ceux dormant sur le sofa. « Ciboire… On a l’air de l’accueil Bonneau qui héberge des clochards ». Il fallait être là pour la rire. La réplique était accompagnée d’une intonation et d’une expression faciale priceless. Aujourd’hui, je lance encore cette ligne à mon ami et de la même manière que lui l’a dite et on rit pendant cinq bonnes minutes.




 

Pour la 2e saison, le décor principal se divisa en deux. Plus de colocation, nous passions notre temps entre l’appartement du comique du groupe et de celle du tendre au gros cœur. L’appart du comique est le plus utilisé. Ma copine fut remerciée de la distribution et on changea la distribution pour la copine de mon ex-colocataire. Le personnage servant à équilibrer l’ambiance s’absentait de plus en plus et mon petit frère devint mon coloc pour une présence de plus en plus récurrente. 

Une saison considérée comme la plus sombre de toute la série, et pour cause. Les intrigues principales composaient de la douloureuse peine d’amour d’un des frères (tousse, tousse, “La Route” tousse) et l’enfer de l’adolescence pour l’autre. Heureusement pour les téléspectateurs que le comic relief et le mésadapté faisaient rire avec des punchlines et des maladresses.

 

Suite aux commentaires disant s’ennuyer de la naïveté des protagonistes, pour la saison 3, on retourna vers un ton beaucoup plus comique, mais avec un peu de drame quand même. Le décor de la station de radio fut introduit et après le quart de la saison, le 4e membre masculin d’animateurs radio et un personnage “guest star'’ fut remplacé par le personnage féminin presque principal, mais plus que récurrent; histoire d’être plus équitable. 





 

La saison trois fut, sans contredit, la meilleure. Le décor avait encore changé, mais pour le mieux. On retrouvait le concept de la première saison, soit un appartement dans lequel toutes les intrigues et leur résolution se passent; et comme dans la première saison, deux personnages y habitaient, sûrement pour expliquer le lieu principal. Outre le local de radio, l’autre décor permanent permettant les échanges loufoques était l’appartement du comic relief qui se trouvait juste en dessous. Les émissions de radio faisaient un épisode au complet à rythme régulier d’une diffusion une fois par quatre épisodes. Les personnages étant plus matures, les sujets le devenaient aussi. L’arrivée de la quatrième membre de l’équipe de la radio fit naître une saine et drôle compétition de séduction entre elle et deux des trois personnages masculins principaux.

 

La chimie entre les personnages marchait à plein rendement. À un point qu’on a eu droit à des épisodes spéciaux. Un pour Halloween, un pour Noël, un pour le jour de l’an et même Pâques. Celui-ci se passait lors d’une émission de radio.




 

Après le succès et les bons commentaires de la saison 3, la barre se trouvait très haute pour la saison suivante. Et c’est pour ça que ce fut la dernière. Sans le vouloir, le ton dramatique revint. Les épisodes dans lesquels tous les personnages se retrouvaient revenaient de moins en moins fréquemment. L’équipe ne faisait plus de radio et plus personne n’habitait avec personne. À chacun à avoir son appartement. Par le fait même, plus de décor principal. On partageait les épisodes entre chacun des logements. La ligne dramatique principale était aussi partagée en quatre sans ‘‘ligne rouge »’ principale. Ça ressemblait plus à une compilation de futur ‘‘Spin-Of »’ qu’autre chose. Plus d’émissions de radio, donc chacun suivait son propre chemin et ses propres objectifs. 

 

Ça sentait déjà la fin bien avant le quart de la saison. Même avoir fait partir le mésadapté dans le but de le faire apparaître moins souvent, pour laisser la place aux deux frères et au comique pour des niaiseries sans sérieux n’a pas suffi à faire revenir l’intérêt. Le plaisir n’y était plus. À un point tel que la grande finale s’est voulue une fin en queue de poisson.




 

Cependant, des Spin-Of centrés sur le comic relief ont été développés, mais jamais tournés. Seules les aventures des deux frères pour l’Internet furent produites. Malgré un succès honorable et une deuxième saison en bonne voie d’être produite, Les Bob s’éteignirent pour de bon. D’ailleurs, Le ‘‘912 Show »’ se trouve encore sur Internet, mais ne les cherchez pas s’il vous plaît. Pour vrai, ne faites pas ça :-P

 

Il y a quand même le petit jeune du groupe qui a ressuscité le concept, de façon plus absurde, en bande dessinée. Trois tomes consacrés à Les Bob. Un essaie pour lui, un genre de test, pour se convaincre qu’il pouvait s’affranchir totalement de ce passé pour créer ‘’La Bande’’. En s’inspirant quand même de ce vécu. (les dessins dans cette chronique sont de lui)



 Sans regret ni amertume, chacun d’entre nous continue notre vie chacun de notre côté tout en se voyant plus que de temps en temps. Croyez-le ou non, nous sommes plus matures, notre chemin est de plus en plus droit, mais notre cœur est toujours jeune, comme on dit quand on vieillit. Oui, il m’arrive de revoir certains épisodes avec une nostalgie qui me fait sourire, mais je laisse ça dans le passé et je continue de marcher droit devant.


Moral de l'histoire : en gros, c'est facile à comprendre pourquoi le genre du sitcom est si populaire. On se reconnait tous dans les personnages et les situations. Par exemple, ma soeur trouve que je ressemble à Ted de ''How I met your mother''.


Et vous ? Quelle est votre sitcom préférée ?


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